• Un groupuscule a manifesté pour demander aux parlementaires de la ville d'interdire la "propagande" de l'homosexualité et de fermer les clubs LGBT de la capitale russe.

    Ce sur la Place rouge, un petit groupe muni de mégaphones et de parapluies. Le mouvement national russe Narodny Sobor (Union Nationale) s'est rassemblé pour interpeller les parlementaires de Moscou. Objectif de la pétition ? Créer une loi qui interdirait "la promotion de l'homosexualité" en fermant les lieux de convivialité LGBT de la ville rouge.

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    La proposition de loi serait semblable à la loi adoptée en février à Saint-Petersbourg et dans plusieurs villes de Russie. L'homosexualité comme la propagande sont un grave pêché estime Oleg Kassin, le co-président du mouvement. Il est nécessaire de fermer les clubs gays de Moscou puisqu'ils séduisent directement les âmes immatures.

    Projet de loi
    Dans la ville qui a interdit les Marches des Fiertés en août dernier, le projet a de fortes chances d'être voté. Déjà, plusieurs parlementaires ont affirmé soutenir le projet. Nous sommes prêts à discuter de cette initiative avec Narodny Sobor, et à proposer un projet de loi a déclaré Mikhael Antontsev, un député de la Russie Unie (le parti de Vladimir Poutine). Il a également insisté sur le fait qu'il était temps de considérer l'adoption d'une loi nationale prohibitive sur les "relations malsaines".

    Sans surprise, la proposition a été accueillie à bras ouverts par l'Eglise orthodoxe. Nous avons le devoir de maintenir la pureté de la société et la protection de nos enfants de toutes les formes de manifestations pécheresses, estime l'archevêque Vsevolod Chaplin, l'Eglise et la majorité de la communauté s'accorde à dire que l'homosexualité est loin d'être une chose normale.

    Protestation
    Les menaces éventuelles de la communauté internationale n'inquiètent pas le chef de file de l'Union Nationale : Nous avons conduit une étude qui nous a montré qu'une telle loi ne contredirait pas les lois internationales. Mais les associations LGBT et les associations de défense des droits de l'homme ne l'entendent pas de cette oreille. 

    Une vague de protestation et des mouvements de contestation se sont mis en place, mais il se pourrait bien que leurs cris résonnent dans le vide. La Cour Suprême russe a en effet confirmé la semaine dernière la "légitimité" de la loi anti-propagande homosexuelle appliquée à Saint-Petersbourg. Autant dire que les plaintes des LGBT moscovites ont peu de chances d'être entendues.

    Par Laurent Doucet de Courtuy.


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