• Revélé par le puissant et perturbant "Precious", Lee Daniels revient avec "Paperboy", un film brûlant et foutraque, un polar érotisé à outrance avec une Nicole Kidman allumeuse et un Zac Efron incendiaire...

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    Au dernier Festival de Cannes, on ne peut pas dire que "Paperboy" ait fait l'unanimité. Le film est too much et s'assume comme tel. Dans ce thriller sexuel moite, basé sur un roman de l'écrivain Petet Dexter, on se retrouve dans le sud des Etats-Unis, au milieu des années 60, avec le journaliste du "Miami Times Ward" James et son frère Jack. Tous deux enquêtent sur la condamnation à mort d'un homme accusé d'avoir tué le shérif local. Persuadés de son innocence, les deux reporters poursuivent leurs recherches accompagnés d'une femme entretenant une relation épistolaire torride avec le détenu...

    Porté par une galerie de personnages très haut en couleurs, chacun y va de sa partition, les sexualités se mélangent... Nicole Kidman se donne à fond en nymphomane, un rôle sans aucun tabou... Zac Efron, filmé la plupart du temps en slip, érotisé au maximum par Daniels (au Festival de Cannes, il n'a pas hésité à dire : C'est normal, il est tellement beau et je suis gay !) bouscule son image de Disney Boy avec une candeur très perverse. Le voyage est étonnant, sordide, pégueux, surjoué. Mais on peut se laisser prendre...
     
     
    Par Olivier de Cléry

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