• La montre du roi Arthur, la montre à décapsuler, la montre qui ne s'achète pas..

    Une montre tranchante comme un épée !

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    La nouvelle collection Excalibur lancée par la manufacture genevoise Roger Dubuis a tout pour plaire, à commencer par son prix (environ 12 000 euros pour le premier modèle en acier) : c’est évidemment coûteux, mais plutôt bon marché pour le niveau de qualité de cette pièce, qui est équipée d’un mouvement automatique exclusif, réalisé à la manufacture selon les normes du Poinçon de Genève ; le niveau de qualité le plus exigeant du monde, tant pour les finitions que pour la précision chronométrique de la montre. En version "Cadran Précieux", l’utilisation du lapis-lazuli est une confirmation de la tendance "Grand bleu" dans la haute et la moins haute horlogerie. Pour le reste, on doit se réjouir de voir une montre contemporaine, qui cible franchement les jeunes urbains Henry (High Earners Not Yet Rich), s’offrir une campagne de communication décalée grâce au puissant storytelling des légendes arthuriennes.
     
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    Le retour des "montres de courtoisie"...
     
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    Il y a quelques années, il n’était pas question de laisser sans montre un client qui déposait la sienne au service après-vente : on lui prêtait une "montre de courtoisie". La tradition s’est perdue, pour au moins une bonne raison : ces montres de service étant plus rares que les montres de série, les collectionneurs ne les rendaient pas ! C’est ainsi qu’elles sont devenues des stars des enchères. Jamais en panne d’une idée marketing, la manufacture Hublot relance une série de "Hublot Atelier" pour équiper ses boutiques en "montres de prêt". Le problème est cette "Atelier" en céramique est trop réussie pour cette seule fonction ancillaire : le design réussit à combiner élégance, sobriété et pureté fonctionnelle (heures, minutes, secondes et la date, avec un mouvement à quartz). La mention  Not for Sale est une sorte de muleta sous les yeux des collectionneurs : la montre n’en sera que plus rare. On peut déjà parier qu’on tient là un futur collector en même temps qu’une illustration parfaite des « effets pervers » d’une bonne idée marketing : c’est le Not for Sale qui se vend le mieux !

    Des montres dans une canette de soda.

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    Les Français sont des petits malins : l’équipe de la nouvelle marque Open Watch n’a pas vraiment inventé la montre monochrome en silicone, loin de là ! Il suffisait de cloner les collections Ice-Watch pour se positionner un peu plus bas en prix (39 euros pour les éditions limitées avec les drapeaux nationaux sur le cadran - y compris celui de l’URSS ! - et les têtes de mort. La ruse, c’est de proposer ces montres dans une canette de soda en alu, qu’il suffit de décapsuler pour accéder à la montre : une première amusante dans le packaging horloger, du moins pour le marché français, parce que les Hongkongais y avaient déjà pensé…

    La grande mécanique descend dans la rue ?

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    Une respectacle vieille dame de 220 ans : la manufacture suisse Girard-Perregaux vient de s’offrir une spectaculaire cure de jouvence. De quoi jouer les midinettes sur le pavé parisien : pétulante comme un label créatif de la nouvelle génération, elle a décidé de se montrer pour démontrer le savoir-faire de ses jeunes talents. Du coup, on a vu éclore dans les rues de la capitale des établis d’horlogers un peu inattendus, avec des nouveaux artisans capables de démontrer que les mécaniques du temps sont accessibles (pas forcément en prix) et qu’elles sont d’autant plus fascinantes qu’on parvient à en comprendre les subtilités. C’était aussi une bonne raison pour souffler du cor des Alpes - un instrument à vent typiquement suisse, le plus grand du monde dans sa catégorie - devant la tour Eiffel : ça se remarque ! Toujours à Paris, des ateliers d’initiation ont été mis en place pour s’initier au montage-remontage d’un mouvement : les amateurs en repartaient des étoiles dans les yeux…
     

    L’esprit Dinky Toys des " jouets de garçon" qui donnent l’heure !

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    La collection Turbine est en train de devenir l’axe central de la maison Perrelet. Le concept est simple : on a ajouté sous les aiguilles, côté cadran, une sorte de "turbine" à douze ailettes qui se met à tourner à chaque mouvement du poignet. C’est tout simplement hypnotique et idéal pour engager la conversation avec son voisin de table. La série se décline à présent avec beaucoup d’esprit dans la décoration, la turbine pouvant révéler ou cacher des motifs parfois érotiques. La dernière proposition vise à restituer au poignet l’esprit "Racing", avec des couleurs (bracelet, cercle des heures, aiguille des secondes, pales de la turbine) qui rappellent la décoration des voitures de course. Hier, les petits garçons jouaient avec leurs Dinky Toys. Aujourd’hui, ils ont des jouets de garçon qui leur donnent l’heure !

    L’horlogerie monumentale n’a pas dit son dernier mot.

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    Au pays des horloges comtoises et des pendules de parquet, Philippe Le Bru a décidé de réinventer le temps en version XXL. On lui doit déjà l’horloge de la gare TGV de Besançon, dans la salle des Pas-Perdus : c’est bien le moins que pouvait faire la capitale française de l’horlogerie. Il présente ces jours-ci cette horloge au salon Maison & Objet (Paris). C’est impressionnant et… monumental !

    Par Laurent Doucet de Courtuy.


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